Copropriété
Chemin du Lirou
2 bis, Quai de la Dunette Publié le 27 Novembre 2025

L’édition 2025 du Baromètre Qualitel est révélatrice de l’impact inquiétant des phénomènes climatiques sur le parc bâti des logements partout en France. Selon cette enquête, qui a permis d’interroger près de 3 700 personnes entre avril et mai 2025, plus d’un occupant sur quatre habitant dans une commune qui a subi des désordres liés au climat fait état de dommages matériels. Cette étude confirme aussi que la résilience des logements face aux bouleversements du climat est désormais essentielle pour pérenniser le patrimoine immobilier français et le valoriser. Les professionnels du diagnostic immobilier, et qui plus est, ceux qui réalisent également l’audit énergétique, accompagnent propriétaires et acquéreurs du mieux qui soit dans cette transition, en leur fournissant des informations techniques claires et pertinentes.
Parmi les personnes ayant vécu des épisodes de phénomènes climatiques dangereux dans leur habitation, 28 % rapportent des dommages effectifs. Ces détériorations concernent aussi bien la structure du bâtiment que l’intérieur de l’enveloppe du bâtiment, son mobilier et ses équipements. Cet état des lieux renforce la nécessité pour les diagnostiqueurs immobiliers de porter une attention particulière aux traces potentielles de sinistres antérieurs lors de leurs interventions. Rappelons que dans le cadre de la réalisation de l’état des risques, le formulaire dédié aux aléas environnementaux est chargé aussi de documenter l’historique des catastrophes naturelles survenues dans la zone géographique du bien.
Dans les maisons individuelles, les dégradations constatées après un épisode de phénomène climatique exceptionnel lié à l’eau, au vent, à la chaleur et au froid affectent simultanément l’enveloppe extérieure et l’intérieur de l’habitation. Les toitures subissent fréquemment des déplacements ou des bris de tuiles, tandis que les façades présentent des altérations au niveau des enduits ou bien des fissures. À l’intérieur des maisons, les problématiques récurrentes sont les infiltrations d’eau et le développement de moisissures.
En ce qui concerne les appartements, les zones endommagées sont généralement moins nombreuses mais incluent des fissurations de façades, des infiltrations d’eau et des dégradations du mobilier.
L’enquête rapporte également que les frais engendrés par ces sinistres sont importants. Or, bien que deux tiers des personnes aient obtenu une indemnisation de leur assureur, seule une minorité a été intégralement remboursée. Cette réalité financière inquiète légitimement les propriétaires et les locataires. À cela s’ajoute, pour près d’un sinistré sur deux, une crainte quant à la pérennité de son assurance habitation ou une hausse importante des cotisations en raison de la multiplication des phénomènes climatiques dangereux.
L’étude révèle aussi que certaines personnes ont été obligées de quitter définitivement leur logement à la suite des dommages subis. Cette situation extrême illustre la gravité des impacts du climat sur l’immobilier résidentiel.
Autre point important : seuls 20 % des ménages ont envisagé ou réalisé des interventions pour protéger leur bien contre les risques climatiques. Ce pourcentage atteint 34 % parmi ceux ayant déjà subi des dégâts, mais demeure insuffisant au regard de l’importance des enjeux. L’obstacle principal à l’adaptation des logements au changement du climat demeure le coût des travaux, jugé trop élevé par près des deux tiers des personnes interrogées.
Cette situation souligne l’importance du diagnostic de performance énergétique (DPE) et surtout de l’audit énergétique, qui en plus de proposer des scénarios de travaux efficaces et rentables, oriente sur des aides à la rénovation adaptées. Rappelons aussi que ces expertises détectent rapidement une isolation défaillante ou une ventilation inadaptée, des situations qui peuvent aggraver les conséquences d’un phénomène climatique dangereux comme le développement d’humidité après des infiltrations d’eau.